A propos du site        Imprimer        Accueil   

Mon Gravenchon


MonGravenchon > Ma ville au quotidien > Politique de la ville de 58 à nos jours

Politique de la ville de 58 à nos jours


partie 1

Avant 1958, la politique de la ville est, en fait, particulièrement liée à la puissance économique des deux sociétés de raffinage de pétrole : la Standard française des Pétroles (qui deviendra plus tard ESSO) et la Socony Vacuum (qui, elle, deviendra Mobil), toutes deux implantées depuis 1931, à Notre-Dame-de-Gravenchon, sur la zone industrielle de Port-Jérôme.
Avant cette date, la ville comptait environ 4 000 habitants, concentrés en 3 principaux pôles géographiques :
- Au nord ouest : les cités des deux groupes pétroliers, voisines mais cependant très cloisonnées, possédant chacune sa propre coopérative alimentaire, son clubhouse, son hôtel des célibataires, et en commun des équipements publics : école, salle des fêtes, salle de culte, terrains de sports. Ces cités vivent pratiquement en vase clos ; la hiérarchie sociale y est très respectée.
- Au nord : le hameau Notre Dame, où se trouvent l’église, le monument aux morts, le centre administratif de la commune, les écoles, filles et garçons séparés, et un seul commerce « épicerie-bistrot ».
- A l’ouest : le hameau Saint-Georges, composé d’un habitat diffus, de maisons d’anciens pêcheurs, de grandes fermes d’agriculteurs, de commerces type « far west », implantés dès la construction des raffineries, et d’un bureau de poste.
L’année 1958 va marquer une nouvelle époque : en effet, le village, morcelé, va devenir une ville compacte, dans le sillage des deux raffineries. L’expansion d’ESSO va se poursuivre de 1954 à 1968 : la surface de la raffinerie va arriver aux portes de la ville. En plus des unités de raffinage, d’importantes unités de pétrochimie vont prendre place en face de la raffinerie ; elles alimenteront de nombreuses usines pétrochimiques qui vont se développer tout au long de l’avenue JF. Kennedy. La raffinerie MOBIL ne développe que le raffinage et ses huiles de réputation mondiale.




Claude Leroy

<< Article précédent  Article suivant >>