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Mon Gravenchon


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Politique de la ville de 58 à nos jours


Partie 2

Le percement de l’avenue Anatole-France, reliant le carrefour Saint-Georges à la place Pasteur, en fit une artère principale qui verra un trafic énorme de poids lourds (jusqu’à 1800 /jour). Ils seront déviés, dans les années 90, par le CD 484, du Mesnil au giratoire d’Auberville-la-Campagne. A l’angle de cette nouvelle avenue et de la rue de la Mairie, qui sera baptisée « avenue René-Coty », prendra place le nouvel Hôtel de ville (agrandi par 3 fois). De chaque côté de l’avenue Anatole-France et d’un côté de l’avenue Victor-Hugo, des pavillons jumelés, en locatif et de couleurs vives (les Picasso) sont édifiés. La nouvelle église Saint-Georges s’élèvera près de la mairie. Place Pasteur, sera bâtie une école primaire, transformée ensuite en collège. Au-dessous de celle-ci va naître un quartier nouveau « l’Arbalète », avec de nouvelles rues. Seront construits, en coopérative, des pavillons individuels (Castors), une rue commerçante (sur un seul côté), la rue Lamartine. C’est dans cette rue que mon épouse gérera un commerce de poissonnerie, fruits et légumes ; un logement surmonte ce commerce.
C’est ainsi que j’arrive à Notre-Dame-de-Gravenchon où je travaille à la raffinerie Esso. Un corps de sapeurs pompiers d’une douzaine de personnes est en cours de création. J’y serai adjoint au chef de corps et prendrai le commandement 5 ans plus tard et cela pendant 28 ans.
Face à la rue Lamartine, naîtra un ensemble de 5 immeubles, en forme de barre (en vogue à l’époque). L’Artois, le plus long, sera ensuite scindé.
La mentalité des habitants de la ville, des cités, changera, suite à l’apport, à « l’Arbalète », de travailleurs venus du Pas-de-Calais. Avec leur parler, leur accent du nord, ces gens seront vite appréciés. Ce sont d’anciens mineurs de charbon venus travailler à la nouvelle usine « Éthylène Plastique de Normandie ». Celle-ci doit être construite face à la raffinerie Esso mais par un tour de passe-passe, sera bâtie sur Lillebonne, qui créera des logements pour les cadres et la maîtrise, ce qui fait qu’à l’Artois, des logements libres seront attribués à du personnel d’autres entreprises ou à des professions libérales.




Claude Leroy

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