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La nouvelle vague ESSO en 1950


1ère partie : les jeunes techniciens

Première partie : les jeunes techniciens embauchés en 1950
Les 3 premières années des années du redémarrage de la raffinerie de la Standard (c'était ainsi que s'appelait la future raffinerie ESSO) furent consacrées au nettoyage et au remontage de ce qui n'était pas trop cassé ; le personnel « opérations » était essentiellement celui qui avait été embauché au démarrage dans les années 30, le personnel « entretien et construction » très nombreux (1000 personnes en 1949) provenait des industries textile et mécanique voisines, de l'agriculture du Pays de Caux et du Roumois, sans oublier les anciens prisonniers allemands et les ouvriers qui avaient participé à  la construction en 1932, l'encadrement 'tait majoritairement celui du démarrage, complété en 1948/49 par une trentaine de jeunes ingénieurs célibataires ; ces derniers résidaient dans « l'hôtel des Célibataires » de l'avenue Grasset (devenu Pascal Saunier). La catégorie « techniciens » était peu représentée.
En 1948, l'adjoint au chef du Département Technique décide de créer un groupe de formation de techniciens, un « vivier dans lequel il pourra pêcher » les éléments adaptés aux besoins futurs. C'était le « Testing Group » dont l'effectif a atteint 15 au début de 1950 avec l'arrivée d'une dizaine de jeunes bacheliers célibataires. Simultanément, le Département Fabrication recrutait une dizaine de jeunes bacheliers célibataires qui étaient insérés dans les équipes de quart pour se préparer à  prendre en charge les futures « unités spéciales » en cours d'étude. Le service Instruments/Electricité avait déjà  recrutée une douzaine de jeunes spécialistes. La plupart de ces jeunes étaient logés à  la même enseigne, dans les baraques où se sont développées des relations d'amitié durables.
Ces jeunes venaient d'un peu partout et se retrouvaient ici un peu par hasard, sans intention d'y faire carrière : par exemple, l'un occupait un poste d'enseignant/surveillant dans un collège qui accueillait des enfants de dirigeants de la raffinerie Vacuum (devenue Mobil), lesquels lui ont conseillé d'envoyer une demande d'embauche ; une copie de cette demande a été adressée à  la Standard ; et c'est elle qui a répondu la première mais, qu'allait-il faire dans une raffinerie ? Comme tous les autres bacheliers de l'époque, math ou philo, il n'avait aucune qualification professionnelle ; c'est le docteur chargé de l'examen médical qui a décidé de l'orientation et l'a adressé au chef du service technique qui au vu de son livret scolaire lui a dit : ah ! vous avez fait du grec, ça vous sera très utile ici ! « vous plaisantez, Monsieur ! » a-t'il répondu, « en ai-je l'air ? Â'» Ceux qui ont connu ce pince-sans-rire apprécieront l'humour de celui qui est devenu son chef au Testing Group.
Certains venaient de Bretagne où ils avaient été enseignants, beaucoup rentraient du service militaire où ils avaient passé 18 mois après leur bac et divers travaux non qualifiés ; ils venaient de la région parisienne, de Savoie, du Havre et d'un peu partout en France et avaient en commun le désir d'apprendre et de travailler, et n'ayant rien qu'un vélo pour les plus fortunés, gagner de l'argent pour améliorer son niveau de vie.




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